Ventilation dans les établissements de soins résidentiels
Évacuation des particules virales et des substances nocives
Sans ventilation, les particules virales se propagent plus facilement et augmentent le risque de contamination des résidents, du personnel et des visiteurs. En raison de leur âge et d’éventuels problèmes de santé, les résidents des maisons de repos font en outre partie des groupes les plus vulnérables face aux virus.
L’utilisation de produits d’entretien, ainsi que les substances émises par le mobilier, les revêtements de sol ou d’autres matériaux, peuvent également nuire à la qualité de l’air intérieur.
Valeur de référence de 900 ppm de CO₂
Il est donc essentiel de veiller à maintenir un climat intérieur sain. La concentration de CO₂ constitue le meilleur indicateur pour évaluer la qualité de l’air intérieur.
- 1 200 ppm de CO₂ : limite supérieure pour une qualité de l’air intérieur acceptable
- 900 ppm de CO₂ : valeur de référence dans des conditions normales et valeur maximale en cas de risque accru d’infection
Pour atteindre ces valeurs, le système de ventilation est conçu sur la base d’un débit de ventilation nominal, exprimé en m³/h par personne, en m³/h par m² ou en renouvellements d’air par heure (vol/h).
En pratique, cela signifie que, dans une chambre individuelle standard d’une maison de repos, généralement d’une superficie de 20 à 25 m², un débit de 75 m³/h est nécessaire.
Une ventilation adaptée à l’utilisation des locaux
Dans les maisons de repos modernes, on opte généralement pour des systèmes de ventilation mécanique, souvent pilotés à la demande sur la base de mesures du CO₂ ou du taux d’humidité.
Le débit de ventilation peut ainsi être adapté à l’occupation réelle du local.
Un système de ventilation bien conçu tient compte des éléments suivants :
- la fonction du local : les besoins diffèrent entre une chambre de résident et un espace commun ;
- le taux d’occupation ;
- le volume du local ;
- le confort thermique et la consommation d’énergie.
Plan de ventilation
En Flandre, une maison de repos doit disposer d’un plan de ventilation. Celui-ci doit préciser clairement comment et à quel moment les concentrations de CO₂ sont mesurées, ainsi que les mesures prises pour garantir la qualité de l’air. Le rapport de ventilation, qui doit être établi tous les deux ans, permet de suivre l’efficacité de la politique de ventilation.